Le pergélisol, cette terre qui ne dégèle jamais dans les contrées nordiques, pourrait fondre avec des conséquences désastreuses.
SOURCE DE L'IMAGE : CHATGPT
Cet article fait partie d’une série de 17. On explore l’impact des changements climatiques sur le monde et le Québec en particulier. On regarde aussi l’impact des politiques gouvernementales actuelles partout dans le monde ainsi que dans notre pays et notre province. Finalement, on décrit les politiques qui devraient être mises en place dans la belle province afin d’atteindre l’objectif établi par l’Accord de Paris de limiter le réchauffement planétaire à 2°C. Cet accord contient également un objectif agressif de limiter le réchauffement à 1,5°C après un dépassement pour une courte durée. Le lien vers les autres articles de la série se retrouve à la fin de celui-ci.
La fonte prévue du pergélisol dans le Nord québécois, canadien et du monde libérera des tonnes de gaz méthane
Le pergélisol est un sol qui ne dégèle pas pour deux ans consécutifs ou plus. Le Nord du Canada est un pergélisol à perte de vue. Le sol de la Russie et des pays nordiques européens est dans la même situation. Avec les réchauffements climatiques, ce sol pourrait être affecté. Pour plusieurs raisons, la température augmente plus rapidement dans la région arctique que dans le reste de la planète. Alors que le réchauffement planétaire a atteint 1,2°C en moyenne depuis l’ère préindustrielle, l’Arctique connaît un réchauffement avoisinant 3°C. Il faut noter que l’année 2024 a été la plus chaude de l’histoire de l’humanité, avec 1,5°C d’augmentation, soit le seuil fixé dans l’Accord de Paris. Mais, il faut plusieurs années de dépassement de 1,5°C avant de déclarer que la terre a dépassé cette valeur en moyenne.
Le problème de la fonte du pergélisol est que le sous-sol des contrées nordiques contient 1 700 milliards de tonnes de carbone gelées depuis des millénaires. C’est quatre fois plus de carbone que ce qui a été émis par l’humanité en carbone fossile depuis le début de la révolution industrielle. Si le dégel entamé continue, la matière organique va se décomposer sous le sol en absence d’oxygène. Dans une telle situation, le carbone ne deviendra pas du gaz carbonique ou dioxyde de carbone (CO2), mais plutôt dû au méthane (CH4). Or, le méthane a un potentiel de réchauffement planétaire 81 fois plus élevé que celui de CO2 sur une période de 20 ans. Après un certain temps, le carbone du méthane perd son hydrogène et se recompose avec l’oxygène pour devenir du gaz carbonique. C’est pourquoi on parle d’une durée en établissant le potentiel de réchauffement climatique du méthane.
Lorsque le pergélisol se dégèle, les émissions de méthane accélèrent le réchauffement planétaire. L’impact est estimé se situer entre 0,2 et 0,4°C de réchauffement supplémentaire, tout simplement parce que le sol fond. Évidemment, ce réchauffement supplémentaire va accélérer les phénomènes de météo extrême également. C’est ce qu’on appelle un cycle de renforcement positif, car il accélère le réchauffement.
Dans cette même série :
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