Vous avez peut-être entendu parler des changements climatiques associés à des événements de météo extrême, mais pourquoi?
SOURCE DE L'IMAGE : CHATGPT
Cet article fait partie d’une série de 17. On explore l’impact des changements climatiques sur le monde et le Québec en particulier. On regarde aussi l’impact des politiques gouvernementales actuelles partout dans le monde ainsi que dans notre pays et notre province. Finalement, on décrit les politiques qui devraient être mises en place dans la belle province afin d’atteindre l’objectif établi par l’Accord de Paris de limiter le réchauffement planétaire à 2°C. Cet accord contient également un objectif agressif de limiter le réchauffement à 1,5°C après un dépassement pour une courte durée. Le lien vers les autres articles de la série se retrouve à la fin de celui-ci.
Les événements de météo extrême se multiplient, même au Québec
Le déluge du Saguenay de 1996 avec ses 260 mm de pluie en 72 heures est un événement qui devrait arriver une fois par 10 000 ans sans changement climatique. L’épisode de verglas de 1998 et ses 10 cm de glace accumulés en cinq jours est un événement d’une ampleur jamais enregistrée auparavant n’importe où en Amérique du Nord.
Les inondations provoquées par l’ouragan de catégorie 1 Debby de 2024 et ses 221 mm de pluie en 24 heures sont l’événement météorologique aux impacts les plus coûteux de l’histoire du Québec, avec plus de 2,5 milliards $ assurés. C’était pourtant un ouragan de faible intensité (vents faibles) et seulement un cyclone tropical une fois rendu au Québec. Mais, c’était une tempête qui se déplaçait lentement, laissant beaucoup de temps pour qu’elle envoie son déluge de pluie.
Les océans sont plus chauds avec les changements climatiques, ce qui augmente la quantité d’eau qu’elles dégagent lorsqu’un cyclone passe au-dessus. Finalement, l’air est aussi à une température plus élevée, ce qui augmente la quantité d’eau qui peut être accumulée encore une fois. C’est pourquoi les ouragans deviennent plus dangereux, non pas en raison de vents plus intenses, mais surtout en raison d’inondations de plus en plus sévères lors de leur passage.
Les inondations printanières exceptionnelles de 2017 et encore de 2019 ont été causées par un dégel retardé associé à des pluies abondantes en avril et mai. La Gouvernement du Québec a ensuite renouvelé ces cartes de zones inondables pour englober une plus grande superficie d’environ 30 %. L’impact des changements climatiques est un critère utilisé pour introduire une marge de sécurité dans les nouvelles cartes.
Finalement, les conditions propices aux feux de forêt sont plus probables suite aux changements climatiques :
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périodes de sécheresse prolongées;
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l’altération des régimes de précipitations;
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l’assèchement de la végétation;
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fluctuation des vents;
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phénomènes météorologiques extrêmes (c.-à-d. température record, faibles précipitations, orages).
Lors des feux de forêt de l’été 2025, par exemple, la ville de Montréal s’est brièvement classée toute première ville au monde avec la pire qualité de l’air. Le score de 191 alors atteint selon le classement d’IQAir rendait alors l’air nocif à toute la population. Un score entre 101 et 150 indique un air nocif pour les personnes vulnérables. En 2026, la ville reine de Toronto nous a encore battus avec un score de 192 (!) toujours en raison des feux de forêt.
Ce ne sont que quelques-uns des événements météorologiques extrêmes des dernières années qui ont affecté la belle province. Le rapport du Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) a souligné qu’il est désormais possible d’attribuer la probabilité des événements météorologiques extrêmes au réchauffement climatique causé par les émissions de GES fossiles ou à d’autres causes, comme la variabilité intrinsèque du climat de notre planète.
Au niveau planétaire, le rapport de l’IPCC conclut :
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C’est un fait établi que les émissions humaines de GES de sources fossiles ont mené à une fréquence et/ou une intensité accrue de certains événements météo ou climat extrême;
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Chaleur : Il est virtuellement certain (90 %-100 % de probabilité) qu’il y a eu une augmentation de l’intensité et la durée des vagues de chaleur et du nombre de jours de vagues de chaleur au niveau global;
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Pluie abondante : La fréquence et l’intensité des événements de pluie abondante ont probablement (60 %-100 % de probabilité) augmenté au niveau global pour la majorité de régions terrestres;
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Inondations : Les modèles prévoient qu’une plus grande portion de la surface terrestre sera affectée par un plus grand nombre d’inondations qu’une réduction d’inondations;
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Sécheresses : Plus de régions sont affectées par une augmentation de sécheresses écologiques et d’agriculture avec l’augmentation de la température de la planète;
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Cyclones tropicaux (ouragans, tempêtes tropicales, typhons…) : Il est probable (60 %-100 % de probabilité) que la proportion de cyclones tropicaux majeurs et la fréquence d’événements d’intensification rapide de cyclones tropicaux ont toutes les deux augmenté dans les 40 dernières années;
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Événements combinés : La combinaison d’événements de températures élevées et de sécheresse devient plus probable pour pratiquement toutes les surfaces terrestres avec l’augmentation de la température globale.
On peut donc s’attendre à plus d’événements météo extrêmes dans les prochaines années avec perte de vie humaine et dégâts à la hausse également. C’est vrai partout dans le monde, mais aussi au Québec.
Dans cette même série :
- Les changements climatiques, ce n’est pas grave au Québec!
- Ce tapis roulant transporte de l’eau au travers du globe!
- La montée des eaux des océans, ils disent ça depuis longtemps…
- Le pergélisol va fondre, et puis?
- La météo extrême engendrée par les changements climatiques (cet article)
- Il fait donc chaud de nos jours!
- 1400 $ de moins dans vos poches chaque année!
- L’Accord de Paris qui devait tout régler!
- Le monde n’atteindra pas les objectifs de l’Accord de Paris!
- Il faut électrifier l’économie mondiale!
- Des véhicules électriques de toutes les formes!
- Une industrie décarbonée en 2050 : difficile, mais possible!
- Le chauffage sans combustible fossile!
- L’agriculture doit réduire ses émissions comme les autres!
- Le méthane de nos déchets et nos objectifs climatiques
- Comment rendre notre électricité encore plus propre?
- L’économie décarbonée québécoise en 2050

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