Actualités

Trump contre les VÉ… tout en les aidant malgré lui

Articles - Image d'intro

Trump a tout fait pour freiner l'industrie des VÉ depuis son retour au pouvoir. Mais sa politique minière va paradoxalement aider les mêmes entreprises qu'il a mis à genoux.

Le président Donald Trump n'a jamais caché son mépris pour le secteur des véhicules électriques. Depuis son retour au pouvoir, son administration et les républicains au Congrès ont éliminé les importants crédits d'impôt à la consommation conçus pour accélérer l'adoption des VÉ à l'échelle nationale, augmentant ainsi les coûts liés aux voitures, aux batteries et aux bornes de recharge. L'Agence de protection de l'environnement a également entrepris de réviser les normes d'émissions de l'ère Biden, et l'administration a contribué à bloquer le financement des infrastructures de recharge à travers les États-Unis.

Le secteur a subi un revers sévère après que Trump a signé le mégaprojet de loi républicain l'an dernier, qui a éliminé la remise de 7 500 $ sur les véhicules électriques. Pourtant, le secteur n'est plus en chute libre et connaît une légère reprise à l'échelle mondiale, en partie alimentée par la hausse des prix du pétrole liée à la guerre avec l'Iran. Les ventes de VÉ ont augmenté aux États-Unis et en Chine au deuxième trimestre de 2026 par rapport au premier trimestre, selon l'Agence internationale de l'énergie.

C'est là que réside le paradoxe : l'une des grandes initiatives politiques de Trump — le financement de l'extraction de minéraux critiques sur le sol américain — est sur le point de venir en aide aux entreprises de VÉ qu'il a lui-même mis à genoux. Les batteries électriques nécessitent des minéraux comme le lithium, le cobalt et le graphite, dont la Chine domine actuellement la production et le raffinage. En finançant leur extraction domestique, Washington renforce paradoxalement la chaîne d'approvisionnement de l'industrie des VÉ.

Les analystes estiment que le conflit entre la rhétorique anti-VÉ de Trump et la nécessité industrielle de l'électrification devrait se résoudre par une synthèse pragmatique : l'administration pourrait continuer à s'opposer aux « mandats » pour conserver son capital politique, mais sera probablement forcée de soutenir la chaîne d'approvisionnement domestique en batteries pour ne pas perdre toute compétitivité face à la Chine. Le résultat est un paysage politique fragmenté, où le discours de l'administration diverge des impératifs stratégiques de sécurité nationale.

Retour à toutes les actualités

S'abonner à l'infolettre

Restez au courant de nos activités et des plus récentes actualités grâce à notre infolettre mensuelle. Pour s'abonner, il suffit de devenir membre Amis: c'est gratuit!

Devenir membre Amis
 

Obtenir des privilèges

Profitez de tous les services et avantages qu'offrent l'AVÉQ et ses partenaires en devenant officiellement membre! Ce soutien précieux contribue aussi à financer nos activités.

Adhérer à l'AVÉQ

Rechercher sur aveq.ca