L’AVÉQ a soumis au gouvernement fédéral un mémoire proposant plusieurs stratégies de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le gouvernement fédéral a demandé au public de fournir des commentaires au sujet de la Stratégie fédérale de développement durable du Canada (SFDD) 2026-2029. L’AVÉQ s’est joint à l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et à Énergie Solaire Québec (ÉSQ) pour publier un mémoire à ce sujet.
Les recommandations proposées dans ce document sont multiples et couvrent plusieurs facettes de la SFDD.
Dans cet article, nous abordons les recommandations les plus importantes au sujet de l’électromobilité que nos organisations ont suggéré dans le cadre de ce mémoire.
Accélérer l’adoption des meilleures pratiques climatiques
Mettre en place une mission en Norvège avec acteurs des trois paliers de gouvernement ainsi que de l’industrie, afin d’apprendre les meilleures pratiques de réduction de gaz à effet de serre (GES). Ce pays a atteint un taux de réduction des GES beaucoup plus élevé que celui du Canada, même s’il possède une industrie pétrolifère de grande ampleur. Le gouvernement devrait aussi mettre en place une veille mondiale des meilleures pratiques de réduction des GES afin d’accélérer leur adoption au pays. Cette veille devrait inclure un mécanisme de communication avec les différents paliers de gouvernement et de l’industrie.
Améliorer l’accessibilité aux technologies propres
Réglementer pour établir, dans l'ensemble du pays, un mécanisme permettant aux habitants de déployer des équipements qui n’émettent aucune émission, comme des batteries stationnaires, des chargeurs bidirectionnels, des panneaux solaires ou des thermopompes, sans coût initial et en payant la facture soit par l'entremise de leurs taxes foncières ou de leur facture d’électricité.
Accélérer le déploiement du transport lourd 100% électrique
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Travailler avec les trois niveaux de gouvernement afin d’établir une demande soutenue de camionnage lourd 100% électrique, par exemple pour l’épandage de sel et le déneigement des routes du pays, afin d’aider les entreprises à développer une offre de ce type de produit et à obtenir du financement.
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Lancer un programme national d’électrification du transport de passagers et de biens sur rails avec cible de 100% sur 15 ans.
Améliorer l’écosystème du véhicule 100% électrique
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Afin de faciliter l’achat de véhicules électriques usagés, exiger que tous les véhicules électriques fournissent un rapport standardisé, qui peut facilement être interprété par les personnes non initiées, sur l’état de santé de la batterie haute tension, et que ce rapport soit accessible à même l’interface logicielle du véhicule.
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Encourager le déploiement d’industries de réutilisation de batteries en seconde vie. Implanter une exigence de pourcentage minimum de contenu recyclé dans les nouvelles batteries afin d’assurer une demande constante aux compagnies de recyclage, ce qui facilitera leur financement et assurera leur survie.
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Établir un droit à la recharge pour les personnes locataires ou habitant en copropriété qui demandent l’accès à une borne. Cette dernière devrait être rendue disponible dans un délai de deux mois suivant la demande. En plus, le coût d’énergie chargé à cette borne devrait être inférieur à celui de la recharge publique.
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Le gouvernement devrait implanter des politiques pour faciliter l’essor d’une industrie d’autopartage 100% électrique afin de réduire les besoins d’infrastructure de recharge dans les villes déjà bâties et densément peuplées, de même que le nombre de véhicules par habitant.
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Commander des recherches évaluant les impacts de la conduite autonome sur le transport routier. Établir des règles claires au niveau national au sujet de l’utilisation sécuritaire de cette technologie.
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S’assurer que les futures exigences en matière d’émissions de GES liées au transport ne couvrent pas seulement le transport routier léger. Pour celui-ci, les exigences doivent être liées à la taille ou au type de véhicule (camion ou voiture) afin d’encourager la réduction de la taille des véhicules neufs par rapport aux dernières années. Aucune exception ne doit être permise pour réduire ces exigences. Les véhicules hybrides rechargeables doivent être évalués comme émetteurs de GES selon leur utilisation réelle et non pas des cycles théoriques beaucoup trop permissifs.
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Afin d’aider les constructeurs à atteindre ces objectifs rapidement, le Canada doit temporairement permettre l’importation de véhicules 100% électriques qui répondent à des normes d’homologation sécuritaires d’autres régions, comme l’Union européenne.
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Finalement, les objectifs devraient atteindre l’équivalent de 70% de véhicules 100% électriques d’ici 2030 et atteindre 100% en 2035. Les objectifs pour les autres modes de transports seraient d’atteindre zéro émission réelle en 2040. Le défaut d’atteindre ces objectifs signifierait que le Canada ne pourra pas réaliser sa part du plan mondial conclu dans l’Accord de Paris.
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L’homologation de conversion de véhicules à combustion interne immatriculés vers l’électrique devrait être standardisée, simplifiée et rendue moins onéreuse.
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Les véhicules 100% électriques neufs devraient tous avoir les fonctions véhicule à charge (VaC), véhicule à maison (VaM) et véhicule à réseau (VaR) afin de contribuer au quotidien à la résilience et à la stabilisation du réseau électrique. Les normes de communication liées à l'utiilisation de ces fonctions avec les bornes doivent être standardisées. La connexion au réseau doit être standardisée pour chaque réseau électrique, rapide à déployer pour chaque borne et peu coûteuse.
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Des études devraient être commandées afin de mieux évaluer les problèmes de pollution atmosphérique localisée géographiquement et temporellement aux abords des stations de recharge comprenant des bornes à courant continu, en tenant compte des réalités du Canada comme l’impact de l’épandage d’abrasifs et de sable en hiver. Ensuite, il faudrait implanter des règles de localisation, de conception et d’entretien de ces équipements afin de résoudre la problématique.
Prévoir les urgences climatiques dans un monde décarbonisé
Le gouvernement devrait commander des études pour simuler des désastres, comme la tempête de verglas au Québec en 1998, une fois le pays décarboné. Les besoins établis doivent être inclus dans le plan de décarbonation du pays.
Si vous voulez en savoir plus au sujet des recommandations que l’AVÉQ offre aux gouvernements de différents paliers ou des communications de l’AVÉQ avec les médias, consultez notre salle de presse.