résumé de la chronique L'automobile à la croisée des chemins, traitant du parcours de la compagnie Volkswagen dans son voyage vers la transition énergétique.
Voici une texte tiré du balado Silence on Roule, résumant la chronique de Marco Dumais intitulée « L’automobile à la croisée des chemins », centrée sur le constructeur Volkswagen.
Dans une récente chronique, Marco Dumais nous propose une plongée fascinante dans l'histoire et l'avenir de Volkswagen, un constructeur qui, malgré les apparences, flirte avec l'électrification depuis bien plus longtemps qu'on ne le pense.
Des racines électriques méconnues
Saviez-vous que les origines de Volkswagen sont teintées d'électricité ? Dès le début du 20e siècle, Ferdinand Porsche, bien avant la création officielle de la marque, développait déjà des véhicules électriques et hybrides comme la Lohner-Porsche Mixte. Plus tard, dans les années 70 et 80, Volkswagen s'est imposé comme un pionnier de « l'électrique prémoderne ». Contrairement à d'autres qui se contentaient de prototypes, VW a commercialisé des modèles de série (bien qu'en nombre limité), tels que l'Electro-Transporter et la Golf City Stromer.
Le Dieselgate : Le catalyseur forcé
Pendant les années 90 et 2000, le groupe a exploré diverses avenues (hybride, hydrogène, rechargeable), mais est resté longtemps attaché au moteur diesel, agissant davantage comme un « suiveur » de la révolution électrique. Tout a basculé en 2015 avec le Dieselgate. Ce scandale a forcé Volkswagen à opérer un virage radical et massif vers l'électrification pour réduire ses émissions et redorer son image.
L’ère de la plateforme MEB et la gamme ID
À partir de 2020, Volkswagen est devenu l'un des acteurs les plus agressifs du marché grâce à sa plateforme MEB. Cette architecture a donné naissance à une famille complète : l'ID.3, l'ID.4 (son premier modèle global), l'ID.5, l'ID.7, et la très attendue ID. Buzz. Le groupe a même récemment conclu un partenariat majeur avec Rivian en 2024 et a désormais abandonné l'hydrogène pour se concentrer sur les batteries.
Un portrait mondial contrasté
Aujourd'hui, Volkswagen se trouve à une véritable croisée des chemins, avec des fortunes diverses selon les continents :
- En Europe : C’est le bastion de la marque. Volkswagen y devance même Tesla en termes de ventes, offrant une gamme complète de véhicules électriques et hybrides rechargeables (PHEV).
- En Chine : La situation est plus précaire. Longtemps numéro 1, VW perd des parts de marché face à la concurrence féroce de géants locaux comme BYD. Les consommateurs chinois perçoivent parfois la gamme ID comme étant technologiquement en retrait.
- En Amérique du Nord : On sent un essoufflement stratégique. Avec l’arrêt temporaire de la production de l’ID.4 et le report de certains modèles comme l’ID.7, la marque semble marquer une pause et s'orienter davantage vers l'hybride pour le court terme.
Quel avenir pour le géant allemand ?
L'avenir de Volkswagen repose désormais sur la plateforme SSP, une architecture unique destinée à terme à tous les modèles électriques du groupe. Pour rester compétitif, le constructeur mise également sur des modèles plus abordables, comme l'ID.2 (la Polo électrique) et une micro-citadine, l'ID.1.
La question demeure : Volkswagen saura-t-il maintenir sa domination en Europe, contrer l'ascension des marques chinoises et rebondir en Amérique ? Une chose est certaine, le constructeur n'a plus le droit à l'erreur dans cette transition historique.
Ce résumé s'appuie sur la chronique de Marco Dumais diffusée dans l'épisode #223 de Silence On Roule.
Vous pouvez écouter la chronique ici: