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VÉ chinois au Canada : les fabricants locaux sous pression

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Dongfeng, l'un des quatre grands constructeurs chinois, prépare son entrée au Canada — et un analyste prévient que les négociations seront ardues pour l'industrie locale.

Dongfeng Motor Corporation, l'un des quatre plus grands constructeurs automobiles de Chine — dont le siège social se trouve à Wuhan et qui opère dans plus de 100 pays — se prépare à entrer sur le marché canadien en faisant certifier ses véhicules pour la vente au pays. Cette annonce s'inscrit dans un mouvement plus large : plusieurs constructeurs chinois voient le Canada comme un tremplin stratégique pour établir une présence durable en Amérique du Nord. Selon Dominic Chiu, analyste principal chez Eurasia Group, « le Canada est devenu un point chaud » depuis l'accord tarifaire conclu par le premier ministre Carney et le président Xi Jinping.

Cet accord, rappelons-le, autorise jusqu'à 49 000 VÉ chinois par année au tarif réduit de 6,1 %, contre 100 % auparavant. Pour Chiu, les constructeurs chinois n'entrent pas au Canada par hasard : la concurrence féroce sur leur marché intérieur les pousse à chercher de la croissance à l'étranger, en misant sur des marges très minces. L'objectif à long terme serait d'investir directement dans la fabrication locale en Amérique du Nord — en commençant par le Canada.

Ce qui distingue l'approche chinoise des partenariats traditionnels, c'est leur appétit pour le contrôle. Chiu prend l'exemple de BYD, dont les dirigeants ont indiqué préférer détenir leurs opérations canadiennes à part entière, ou entrer par acquisition, plutôt que via une coentreprise. « Ça va être difficile pour les fabricants canadiens de négocier avec leurs homologues chinois », prévient l'analyste, tout en soulignant que l'intérêt des Chinois pour le marché canadien est réel et durable.

Sur le plan des prix, les premiers VÉ chinois arrivés au Canada sont des modèles de luxe à six chiffres — une stratégie délibérée selon Chiu, qui estime que des voitures haut de gamme génèrent moins de résistance politique que des modèles bon marché. Mais la donne changera : l'accord tarifaire prévoit un mécanisme intégré qui fera passer la proportion de VÉ chinois sous 35 000 $ de 10 % à 50 % du quota sur cinq ans. « Les VÉ chinois disponibles au Canada deviendront moins chers avec le temps », résume Chiu.

Visitez le site canadien de Dongfeng

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