Actualités

La fausse-bonne-idée de taxer les VÉ

Articles - Image d'intro

La fausse-bonne-idée de taxer les véhicules électriques - Stéphane Daoust nous en parle dans sa dernière chronique de "L'envers du panneau"

Taxer les véhicules électriques : une fausse bonne idée ?

Dans sa plus récente chronique « L'envers du panneau » du podcast Silence on Roule, Stéphane Daout s'attaque à un débat qui revient de plus en plus souvent dans l'actualité : l'imposition d'une nouvelle taxe sur les véhicules électriques (VE) pour compenser la perte des revenus de la taxe sur l'essence consacrée à l'entretien des routes. Si l'idée peut sembler logique au premier coup d'œil pour certains décideurs, Stéphane nous invite à regarder « l'envers du panneau » pour y découvrir une réalité économique bien différente.

Le coût caché de l'essence : notre santé

Le premier argument de poids concerne la santé publique. Actuellement, nous importons et dépensons plus de 20 milliards de dollars en carburants fossiles. Au-delà du coût direct, la pollution atmosphérique générée par les véhicules à combustion pèse lourdement sur les contribuables : on estime qu'il en coûte entre 200 $ et 300 $ annuellement par personne pour soigner les maladies liées à cette pollution.

En choisissant l'électromobilité, chaque conducteur contribue directement à réduire le nombre d'hospitalisations et de décès liés à la qualité de l'air. C'est une pression de moins sur notre réseau de la santé déjà fragile.

Un gain de 250 millions de dollars pour le Québec

Stéphane Daout prévoit que le Québec franchira le cap du million de véhicules électriques en 2030. Selon ses calculs, ce parc automobile représenterait une économie potentielle de 250 millions de dollars par année pour le réseau de la santé.

Plutôt que d'ajouter une taxe supplémentaire aux électromobilistes, Stéphane suggère une approche plus globale : pourquoi ne pas utiliser ces économies massives réalisées en santé pour financer l'entretien de nos infrastructures routières ?

Qui brise réellement nos routes ?

L'argument selon lequel les VE endommageraient davantage les routes en raison de leur poids est aussi remis en perspective. Stéphane rappelle que le transport de l'essence lui-même nécessite des fardiers massifs qui ont un impact direct et significatif sur l'état de la chaussée. En éliminant le besoin de transporter des millions de litres de carburant par camion, les VE participent indirectement à la préservation de nos routes.

Sécurité et criminalité : un avantage insoupçonné

Enfin, un point plus surprenant a été soulevé : la sécurité. Aux États-Unis, plus de 60 000 crimes ou agressions surviennent annuellement dans des stations-service lors du plein d'essence. En revanche, le secteur de la recharge électrique fait face à des enjeux bien moindres, principalement limités au vandalisme ou au vol de câbles. Moins de criminalité signifie aussi moins de coûts sociaux et policiers.

Conclusion

Le message aux politiciens est clair : avant de succomber au réflexe facile de créer une « taxe magique », il est essentiel d'évaluer les gains immenses que l'électrification apporte à la société québécoise. Moins de pollution, un réseau de santé désengorgé et des routes libérées des camions-citernes sont autant de bénéfices qui compensent largement l'absence de taxe à la pompe.

Comme le conclut si bien Stéphane : « Les taxes, on en a déjà pas mal assez ».

 

Vous pouvez écouter la chronique ici:

 

Retour à toutes les actualités

S'abonner à l'infolettre

Restez au courant de nos activités et des plus récentes actualités grâce à notre infolettre mensuelle. Pour s'abonner, il suffit de devenir membre Amis: c'est gratuit!

Devenir membre Amis
 

Obtenir des privilèges

Profitez de tous les services et avantages qu'offrent l'AVÉQ et ses partenaires en devenant officiellement membre! Ce soutien précieux contribue aussi à financer nos activités.

Adhérer à l'AVÉQ

Rechercher sur aveq.ca