Geely a confirmé cette semaine que 18 Lotus Eletre — un VUS électrique ultra-premium — ont quitté Wuhan, en Chine, le 6 mai pour le Canada. Cette cargaison constitue le premier envoi connu de VÉ fabriqués en Chine à entrer au pays sous le nouvel accord commercial fédéral, qui autorise désormais jusqu'à 49 000 véhicules électriques chinois par année au tarif réduit de 6,1 %, contre 100 % auparavant.
Le choix de passer par Lotus plutôt que par la marque Geely elle-même est tout sauf anodin. Bien que l'Eletre porte le badge britannique emblématique de Lotus, le VUS est entièrement fabriqué en Chine sur des plateformes et avec des chaînes d'approvisionnement de Geely. C'est un exemple de la stratégie de plus en plus utilisée par les constructeurs chinois : entrer dans les marchés occidentaux politiquement prudents en s'appuyant sur des marques patrimoniales reconnues à l'international, plutôt que sous leur propre drapeau.
Ce lancement est un jeu de luxe à faible volume : le prix de départ de la Lotus Eletre est de 119 900 $ CA, une baisse spectaculaire par rapport à son prix précédent de 313 500 $ sous les tarifs à 100 %. Lotus possède déjà six concessions ouvertes au pays depuis mars, et six autres s'ajouteront d'ici la fin de l'année.
Mais cet envoi n'est qu'un avant-goût de ce qui s'en vient. Tesla a déjà commencé à attribuer des numéros d'identification à des Model 3 produites à Shanghai destinées à des clients canadiens. BYD, Chery et Geely Auto recrutent activement et préparent leur entrée sur le marché, avec des premières livraisons aux clients attendues à la fin de 2026. À noter : les VÉ importés sous ce quota ne sont pas admissibles à la remise fédérale de 5 000 $, réservée aux véhicules produits au Canada ou dans des pays avec lesquels Ottawa a conclu un accord de libre-échange.