Pour la première fois depuis 2022, l'intention d'achat de véhicules électriques repart à la hausse au Canada — et les Québécois ne sont pas en reste.
L'intention d'achat d'un véhicule électrique connaît un regain pour la première fois depuis 2022, selon le sondage annuel AutoHebdo 2026. Près de la moitié des automobilistes canadiens qui ne possèdent pas encore de VÉ — soit 49 % — affirment avoir l'intention d'en acheter un. C'est une remontée notable par rapport aux années précédentes : 42 % en 2025, 46 % en 2024, 56 % en 2023 et un sommet de 68 % en 2022, avant plusieurs années de recul.
Les provinces qui affichaient déjà le plus grand intérêt pour les VÉ sont celles qui enregistrent les plus fortes hausses. En Colombie-Britannique, l'intention d'achat grimpe à 60 %, contre 49 % en 2025. En Ontario, elle passe de 42 % à 50 %, et au Québec, de 36 % à 44 %. Des progressions significatives qui témoignent d'un regain de confiance généralisé envers le véhicule électrique, dans un contexte de prix de l'essence en hausse.
Les principales motivations des acheteurs potentiels sont l'efficacité et les économies de carburant (89 %), la protection de l'environnement (55 %), les coûts raisonnables d'entretien (53 %) et les économies à long terme (46 %). Ces résultats sont tirés d'un sondage auquel ont répondu 1 761 personnes. Un bémol important toutefois : plus de la moitié des acheteurs potentiels au Québec — soit 59 % — affirment qu'ils ne pourraient pas se permettre un véhicule électrique sans incitatifs financiers gouvernementaux.
L'arrivée prochaine de véhicules électriques chinois sur le marché canadien suscite également de l'intérêt. Le prix d'acquisition inférieur (74 %), une autonomie supérieure (52 %) et la disponibilité du service et des pièces au Canada (50 %) sont les principales raisons évoquées par les Canadiens pour envisager ces modèles. En janvier dernier, Ottawa avait conclu un accord avec Pékin pour autoriser l'entrée de dizaines de milliers de VÉ chinois sur le marché. L'article complet de La Presse offre une lecture détaillée de tous ces chiffres et de leurs implications pour l'avenir du marché automobile canadien.