L’AVÉQ demande à la première ministre du Québec le maintien de la norme VZÉ et le renforcement des politiques en soutien.
L’Association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ) a transmis aujourd'hui une lettre à l’intention de la première ministre du Québec, Christine Fréchette, au sujet de la norme des véhicules zéro émission (VZÉ). Dans cette lettre, l’AVÉQ rappelle à la première ministre qu’en 2016, l’Assemblée nationale du Québec appuyait unanimement l’Accord de Paris et ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Depuis ce temps, malgré les efforts du gouvernement, les émissions de GES ne suivent pas une trajectoire qui permettrait d'atteindre les objectifs fixés. Le secteur des transports demeure, de loin, le principal émetteur de GES au Québec, représentant près de 45% du total de la province. Or, les émissions de ce secteur ont augmenté de 27,8% depuis 1990. Dans ce contexte, suspendre la norme VZÉ reviendrait à affaiblir l’un des principaux leviers permettant de réduire les émissions de GES dans le secteur le plus polluant du Québec et de progresser vers les cibles climatiques que le gouvernement s’est lui-même fixées.
Le transport routier demeure une source importante de pollution de l’air au Québec et contribue directement au smog ainsi qu’à plusieurs problèmes de santé, notamment respiratoires et cardiovasculaires. En favorisant l’adoption des véhicules électriques, la norme VZÉ permet de réduire cette pollution et d’améliorer la qualité de l’air dans nos communautés.
Si le gouvernement abandonne la norme VZÉ, les ventes de véhicules électriques risquent de plafonner, même dans les scénarios les plus optimistes. Cela ralentirait considérablement la transition vers des transports moins polluants. Pourtant, les analyses du gouvernement du Québec démontrent clairement que le maintien de cette norme permettrait:
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d’éviter des millions de tonnes d’émissions de GES au cours des prochaines années;
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de contribuer à la richesse du Québec, chaque véhicule électrique vendu consommant de l’électricité produite localement au lieu du pétrole importé de l’extérieur de la province;
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de fournir stabilité et prévisibilité réglementaire à l’industrie automobile pour planifier ses investissements et le développement de nouveaux modèles, des cycles qui s’échelonnent généralement sur plus de cinq ans.
Les recommandations que l’AVÉQ a transmises à la première ministre sont les suivantes:
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Maintenir et renforcer la norme VZÉ.
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Renforcer le soutien aux ménages à revenus modestes pour l’achat d’un premier véhicule électrique neuf ou usagé.
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Mettre en place une prime de retrait de vieux véhicules polluants.
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Accélérer l’accès à la recharge en multilogement en instaurant un droit à la recharge, applicable autant aux locataires qu’aux propriétaires, avec une obligation de traiter toute demande dans un délai maximal de 60 jours civils.
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Poursuive les investissements dans un réseau de recharge publique fiable.
Vous pouvez consulter la lettre complète ici.