La deuxième période d'importation de VÉ chinois s'ouvre au Canada — avec 33 000 permis disponibles et les marques nationales chinoises BYD, Chery et Geely prêtes à entrer.
Le gouvernement canadien a délivré un nouveau lot de 24 500 permis d'importation pour les véhicules électrifiés fabriqués en Chine, marquant le début de la deuxième période de six mois du cadre commercial bilatéral révisé, entré en vigueur le 1er mars dernier. En ajoutant les quelque 8 897 places non utilisées reportées de la première moitié de l'année — sur les 24 500 initialement allouées — le potentiel total d'importation atteint environ 33 397 unités pour les six prochains mois. Pour rappel, les véhicules entrant dans ce cadre bénéficient d'un tarif douanier de seulement 6,1 %, contre une surtaxe de 100 % avant l'accord.
La première période, qui s'est terminée le 31 août, a démarré lentement. En date du 28 août, seulement 15 603 permis avaient été utilisés : 15 344 pour des véhicules entièrement électriques et 259 pour des hybrides. Le départ poussif de mars et avril est attribué aux réajustements des chaînes d'approvisionnement, mais le rythme s'est nettement accéléré au fil de l'été, culminant à plus de 5 000 importations par mois en juillet et août.
Durant cette première période, ce sont surtout les marques internationales déjà établies qui ont ouvert le bal. Tesla a repris en mai les livraisons de sa Model 3 produite à Shanghai, Lotus a importé ses VUS de performance Eletre, et Lincoln a réintroduit son hybride Nautilus fabriqué en Chine. La deuxième période s'annonce bien différente : BYD, Chery et Geely font progresser l'homologation de leurs véhicules, constituent des équipes de direction au Canada et établissent des contacts avec les réseaux de concessions. Des véhicules d'essai des trois constructeurs ont déjà été aperçus sur les routes canadiennes cet été.
Le quota annuel sera d'ailleurs appelé à croître : le 1er mars 2027, le prochain cycle débutera avec une limite portée à 52 185 unités — une augmentation de 6,5 % par rapport à l'an dernier. Les allocations seront attribuées selon le principe du premier arrivé, premier servi.
