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Assouplir la norme VZE coûtera 17 G$ aux Québécois

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Le gouvernement Fréchette veut affaiblir la norme sur les VÉ pour « soulager l'industrie » — mais son propre ministère chiffre la facture à 17 milliards $ pour les Québécois d'ici 2035.

Le gouvernement Fréchette a annoncé son intention d'abaisser pour la deuxième fois en quelques mois les cibles québécoises de ventes de véhicules électriques. Pour 2030, la cible passerait de 85 % à 51 %, et pour 2035, de 100 % à 80 %. Or, dans un article du Journal La Presse, on apprend qu'une analyse produite par le ministère de l'Environnement lui-même conclut que cet assouplissement engendrerait un coût net total de 17 milliards de dollars d'ici 2035. Le calcul est brutal : 10,3 milliards en coûts directs pour les Québécois, 9,4 milliards en coûts environnementaux, et seulement 2,7 milliards en économies pour l'industrie automobile, les stations-service et les raffineries.

Sur le plan des finances des ménages, l'assouplissement provoquerait une hausse de la facture énergétique des Québécois de 7,6 milliards de dollars d'ici 2035, en raison d'une plus grande consommation d'essence et de coûts d'entretien mécanique plus élevés — estimés à 4,8 milliards supplémentaires. À court terme, les consommateurs économiseraient 2,6 milliards sur l'achat de véhicules moins chers. Mais ils encaisseraient un retour du balancier brutal : 12,9 milliards en coûts supplémentaires entre 2030 et 2035. L'auteur Philippe Mercure conclut : c'est « un très mauvais calcul ».

La décision est d'autant plus étonnante que la première ministre Christine Fréchette avait fait du coût de la vie sa « priorité numéro un ». Une consultante en énergie et économie, Amélie Laframboise, calcule qu'un ménage québécois qui adopte une voiture électrique et une thermopompe pourrait économiser 4 000 $ par année sur une facture énergétique annuelle moyenne de 8 000 $. En maintenant les cibles VZE, Québec pourrait aussi réduire de 20 milliards les fuites de capitaux vers l'étranger liées à l'achat d'essence.

Le gouvernement justifie sa décision par le « contexte global nord-américain hors de son contrôle », notamment les tarifs de Trump et le recul de l'administration américaine sur l'électrification. Reste que la période de consultation publique sur cette révision se termine le 23 juillet — il est encore temps de soumettre ses commentaires.

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