L’Ontario Energy Board introduira un nouveau tarif réduit conçu pour les opérateurs de bornes de recharge publiques pour véhicules électriques.
Un tarif adapté aux besoins réels des bornes rapides
Jusqu’à présent, les stations de recharge publiques étaient facturées selon les mêmes modalités de transmission électrique que les entreprises du secteur commercial général, même si leurs besoins énergétiques diffèrent grandement.
Les bâtiments commerciaux classiques consomment l’électricité de façon régulière et prévisible. À l’inverse, les bornes rapides tirent une puissance très élevée sur de courtes périodes, puis ne consomment presque rien lorsqu’elles ne sont pas utilisées.
Comme l’explique Mike Frisina, directeur des politiques chez SWTCH Canada, « la structure tarifaire actuelle est issue d’un modèle pensé pour de petits bâtiments commerciaux ou industriels. Elle ne tenait pas compte de la nature sporadique et concentrée de la recharge électrique ».
Un rabais important : 17 % du tarif de transmission classique
Avec l’arrivée du nouveau tarif EVC, les sites commerciaux admissibles ne paieront plus que 17 % du tarif de base Retail Transmission Service Rate (RTSR) — la portion de la facture d’électricité qui couvre le transport de l’énergie à haute tension.
Concrètement, si un client commercial général paie 100 $/kW, une borne publique admissible paiera désormais 17 $/kW.
Cette réduction considérable permettra de diminuer les coûts d’exploitation, surtout dans les régions où l’adoption du véhicule électrique progresse plus lentement.
Un levier pour accélérer le déploiement des infrastructures
Selon plusieurs distributeurs d’énergie, notamment Alectra Utilities, cette baisse tarifaire pourrait transformer la façon dont les réseaux de recharge se développent dans la province.
Les coûts moins élevés de transmission rendront plus rentable la construction de bornes dans :
Pour Travis Allan, président et chef de la direction du Canadian Charging Infrastructure Council, cette mesure pourrait influencer des décisions d’investissement plus larges : « Le tarif EVC permet aux entreprises qui évaluent plusieurs territoires en Amérique du Nord de se dire : l’Ontario devient plus attrayante. Il devient logique d’y investir davantage ».
Qui pourra bénéficier du nouveau tarif EVC ?
Le tarif réduit s’appliquera uniquement aux stations commerciales répondant à l’ensemble des critères suivants :
Les stations à forte utilisation ne seront donc pas admissibles, car elles sont considérées comme « performantes » et n’ont pas besoin d’un tarif incitatif.
Le tarif EVC n’est pas destiné aux bornes résidentielles ni aux infrastructures desservant principalement des flottes commerciales privées.
Tous les opérateurs admissibles bénéficieront du même taux réduit, peu importe leur niveau d’utilisation. L’OEB prévoit réévaluer cette politique en 2031.
Un pas stratégique pour soutenir l’électrification des transports
Avec cette réforme tarifaire, l’Ontario cherche non seulement à réduire les coûts d’exploitation des bornes publiques, mais aussi à stimuler l’investissement dans les infrastructures essentielles à l’adoption des véhicules électriques.
En rendant plus abordable la construction et l’exploitation des stations dans les zones moins développées, la province espère combler les « trous » dans le réseau et appuyer une transition énergétique plus équitable et accessible.
Jusqu’à présent, les stations de recharge publiques étaient facturées selon les mêmes modalités de transmission électrique que les entreprises du secteur commercial général, même si leurs besoins énergétiques diffèrent grandement.
Les bâtiments commerciaux classiques consomment l’électricité de façon régulière et prévisible. À l’inverse, les bornes rapides tirent une puissance très élevée sur de courtes périodes, puis ne consomment presque rien lorsqu’elles ne sont pas utilisées.
Comme l’explique Mike Frisina, directeur des politiques chez SWTCH Canada, « la structure tarifaire actuelle est issue d’un modèle pensé pour de petits bâtiments commerciaux ou industriels. Elle ne tenait pas compte de la nature sporadique et concentrée de la recharge électrique ».
Un rabais important : 17 % du tarif de transmission classique
Avec l’arrivée du nouveau tarif EVC, les sites commerciaux admissibles ne paieront plus que 17 % du tarif de base Retail Transmission Service Rate (RTSR) — la portion de la facture d’électricité qui couvre le transport de l’énergie à haute tension.
Concrètement, si un client commercial général paie 100 $/kW, une borne publique admissible paiera désormais 17 $/kW.
Cette réduction considérable permettra de diminuer les coûts d’exploitation, surtout dans les régions où l’adoption du véhicule électrique progresse plus lentement.
Un levier pour accélérer le déploiement des infrastructures
Selon plusieurs distributeurs d’énergie, notamment Alectra Utilities, cette baisse tarifaire pourrait transformer la façon dont les réseaux de recharge se développent dans la province.
Les coûts moins élevés de transmission rendront plus rentable la construction de bornes dans :
- les zones où les véhicules électriques sont encore peu présents ;
- les communautés mal desservies ;
- les sites en phase de démarrage où l’achalandage est encore limité.
Pour Travis Allan, président et chef de la direction du Canadian Charging Infrastructure Council, cette mesure pourrait influencer des décisions d’investissement plus larges : « Le tarif EVC permet aux entreprises qui évaluent plusieurs territoires en Amérique du Nord de se dire : l’Ontario devient plus attrayante. Il devient logique d’y investir davantage ».
Qui pourra bénéficier du nouveau tarif EVC ?
Le tarif réduit s’appliquera uniquement aux stations commerciales répondant à l’ensemble des critères suivants :
- Posséder au moins une borne de recharge rapide DC (BRCC) ;
- Démontrer que 90 % de la demande de pointe mensuelle provient de la recharge de véhicules électriques ;
- Présenter une demande de pointe entre 50 et 5 000 kW, soit la plage définissant la catégorie General Service ;
- Avoir un facteur d’utilisation moyen annuel de 20 % ou moins, ce qui signifie que la station est utilisée moins de 20 % du temps.
Les stations à forte utilisation ne seront donc pas admissibles, car elles sont considérées comme « performantes » et n’ont pas besoin d’un tarif incitatif.
Le tarif EVC n’est pas destiné aux bornes résidentielles ni aux infrastructures desservant principalement des flottes commerciales privées.
Tous les opérateurs admissibles bénéficieront du même taux réduit, peu importe leur niveau d’utilisation. L’OEB prévoit réévaluer cette politique en 2031.
Un pas stratégique pour soutenir l’électrification des transports
Avec cette réforme tarifaire, l’Ontario cherche non seulement à réduire les coûts d’exploitation des bornes publiques, mais aussi à stimuler l’investissement dans les infrastructures essentielles à l’adoption des véhicules électriques.
En rendant plus abordable la construction et l’exploitation des stations dans les zones moins développées, la province espère combler les « trous » dans le réseau et appuyer une transition énergétique plus équitable et accessible.