Les Territoires du Nord-Ouest franchissent une étape importante vers une mobilité plus verte avec l’installation de six nouvelles bornes de recharge rapide.
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) a annoncé, dans un communiqué publié le 9 septembre, que les conducteurs de véhicules électriques peuvent désormais circuler en toute confiance entre Yellowknife, Hay River, Fort Smith et l’Alberta. Ce nouveau corridor de recharge comprend six stations dotées de bornes rapides de niveau 3, stratégiquement installées à Buffalo Junction, Enterprise, Fort Providence, Fort Smith et Hay River.
La distance la plus longue entre deux bornes est d’environ 275 kilomètres, entre Enterprise (T.N.-O.) et High Level (Alberta), ce qui représente un défi pour certains conducteurs, notamment en hiver.
Une stratégie énergétique ambitieuse
Ce projet s’inscrit dans la Stratégie énergétique 2030 du gouvernement territorial, qui vise à réduire de 10 % par habitant les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports routiers d’ici 2030. En améliorant l’infrastructure de recharge, les autorités espèrent lever certains freins à l’adoption des véhicules électriques et encourager leur utilisation à l’année.
Une étude menée en 2020-2021 estime que les ventes annuelles de véhicules électriques pourraient représenter entre 2,9 % et 11,3 % des voitures et camions légers vendus aux T.N.-O. d’ici 2030.
Des citoyens engagés, mais prudents
Tania Hercun, résidente de Yellowknife et coordonnatrice de la coopérative Yellowknife Car Share, partage un véhicule électrique avec sa famille. Elle salue l’arrivée du corridor, tout en exprimant des réserves : « Je serais très nerveuse de parcourir la grande distance entre Enterprise et High Level. » Sa coopérative compte deux véhicules électriques pour environ 200 utilisateurs.
Pour les déplacements urbains, elle juge l’option électrique idéale : « Pour se déplacer à Yellowknife, la voiture électrique est une option parfaite. »
Ben Linaker, également résident de Yellowknife, a choisi une voiture hybride, mais envisage désormais un modèle entièrement électrique : « La technologie est rendue fiable. Ce n’est peut-être pas parfait, mais il y aura toujours un risque, peu importe le véhicule. »
Le froid, un défi technologique
Dans le Nord canadien, les températures extrêmes posent un défi majeur. Par grand froid, la capacité des batteries peut diminuer de 25 %. Selon Yverick Pascal Rangon, aide-professeur en génie chimique à l’Université de Waterloo, les batteries actuelles ne sont pas encore pleinement adaptées au climat nordique.
« La technologie ne pose pas de problème pour les scientifiques. C’est un enjeu de déploiement économique », explique-t-il. Il appelle les constructeurs automobiles à investir dans des systèmes de réchauffement des batteries, soulignant que même aux États-Unis, certains climats pourraient justifier une telle innovation.
En attendant, il recommande de limiter les trajets à courte distance lors des périodes de froid intense.
La distance la plus longue entre deux bornes est d’environ 275 kilomètres, entre Enterprise (T.N.-O.) et High Level (Alberta), ce qui représente un défi pour certains conducteurs, notamment en hiver.
Une stratégie énergétique ambitieuse
Ce projet s’inscrit dans la Stratégie énergétique 2030 du gouvernement territorial, qui vise à réduire de 10 % par habitant les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports routiers d’ici 2030. En améliorant l’infrastructure de recharge, les autorités espèrent lever certains freins à l’adoption des véhicules électriques et encourager leur utilisation à l’année.
Une étude menée en 2020-2021 estime que les ventes annuelles de véhicules électriques pourraient représenter entre 2,9 % et 11,3 % des voitures et camions légers vendus aux T.N.-O. d’ici 2030.
Des citoyens engagés, mais prudents
Tania Hercun, résidente de Yellowknife et coordonnatrice de la coopérative Yellowknife Car Share, partage un véhicule électrique avec sa famille. Elle salue l’arrivée du corridor, tout en exprimant des réserves : « Je serais très nerveuse de parcourir la grande distance entre Enterprise et High Level. » Sa coopérative compte deux véhicules électriques pour environ 200 utilisateurs.
Pour les déplacements urbains, elle juge l’option électrique idéale : « Pour se déplacer à Yellowknife, la voiture électrique est une option parfaite. »
Ben Linaker, également résident de Yellowknife, a choisi une voiture hybride, mais envisage désormais un modèle entièrement électrique : « La technologie est rendue fiable. Ce n’est peut-être pas parfait, mais il y aura toujours un risque, peu importe le véhicule. »
Le froid, un défi technologique
Dans le Nord canadien, les températures extrêmes posent un défi majeur. Par grand froid, la capacité des batteries peut diminuer de 25 %. Selon Yverick Pascal Rangon, aide-professeur en génie chimique à l’Université de Waterloo, les batteries actuelles ne sont pas encore pleinement adaptées au climat nordique.
« La technologie ne pose pas de problème pour les scientifiques. C’est un enjeu de déploiement économique », explique-t-il. Il appelle les constructeurs automobiles à investir dans des systèmes de réchauffement des batteries, soulignant que même aux États-Unis, certains climats pourraient justifier une telle innovation.
En attendant, il recommande de limiter les trajets à courte distance lors des périodes de froid intense.