Une étude récente suggère qu’un corridor de transport entièrement électrique entre Québec et Toronto pourrait être réalisable avec les technologies actuelles.
Un premier examen de faisabilité
Intitulé « PROJET DE CORRDOR DE CAMION 100% ÉLECTRIQUES QUÉBEC-TORONTO (LIEN ICI)», le rapport constitue une première phase d’évaluation visant à déterminer les obstacles à l’électrification du transport lourd et à identifier les besoins en infrastructures. L’étude s’appuie notamment sur des consultations auprès d’acteurs de l’industrie afin de mieux comprendre les exigences du transport électrique longue distance, qu’il s’agisse de conformité réglementaire, de technologies de gestion des flottes ou encore de contrôle des coûts.
Selon les auteurs, les motivations principales pour passer à l’électrique sont la réduction des coûts d’exploitation et la satisfaction des clients. Toutefois, les coûts initiaux élevés et la résistance au changement demeurent les principaux freins à l’adoption.
Un corridor de 827 km à équiper
L’étude s’est penchée sur le corridor routier de 827 kilomètres reliant la ville de Québec à Toronto. Actuellement, la majorité des transporteurs de marchandises utilisent des bornes privées installées dans leurs propres installations.
D’après la base de données de Ressources naturelles Canada, plus de 71 sites de recharge comptant plus de 250 ports sont situés le long ou à proximité de cet axe. Toutefois, aucune de ces installations n’est adaptée aux camions lourds de classes 7 et 8.
Pour combler ce manque, les chercheurs ont identifié sept emplacements potentiels pour des stations de recharge, espacés de 60 à 150 kilomètres afin de garantir un niveau de charge sécuritaire, même par temps froid ou sous forte charge.
Les sites proposés sont :
La bonne nouvelle..... Hydor-Québec est DÉJÀ en action à ce chapitre. En effet, sous la responsabilité de Martin Archambault, acteur bien connu du monde des transports électriques, le Circuit électrique a déjà installé des sites réservés au véhicules lourds, et d'autres sont à venir au courant de l'été. Les sites de Villeroy et de Liboire (Ste-Hélène) seront donc en fonction très bientôt assurant une fois de plus la position de chef de fil pour le Québec !
Le choix de ces emplacements tient également compte de la présence de services pour les camionneurs, comme la restauration et les aires de repos.
Autonomie et temps de parcours
Selon le rapport, l’autonomie réelle des camions électriques actuellement disponibles sur le marché varie entre 160 et 300 kilomètres. Avec les arrêts de recharge nécessaires, un camion électrique mettrait environ 12 heures pour parcourir la distance entre Québec et Toronto.
À titre de comparaison, un camion diesel peut effectuer le trajet en environ 9 heures et demie, ce qui représente une augmentation du temps de déplacement de 11 % à 27 % pour les véhicules électriques.
Les technologies de recharge
L’étude indique que les bornes rapides à courant continu (DC) demeurent actuellement la solution la plus réaliste pour la recharge des camions lourds. A cet effet Le Circuit électrique entend déployer la première borne MCS à plus de 1 MW au courant de l'année.
D’autres technologies ont été évaluées, notamment :
Cependant, ces solutions sont jugées encore trop complexes ou coûteuses à ce stade de développement.
Un potentiel important pour réduire les émissions
En mars 2024, le Québec comptait 5 911 camions électriques de classes 6, 7 et 8, sur une flotte totale d’environ 45 000 véhicules.
La transition vers des camions électriques pourrait jouer un rôle important dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 2021, le secteur des transports a généré 150 mégatonnes d’émissions, soit près du quart des émissions totales du Canada. Le transport de marchandises représentait à lui seul un tiers de ces émissions.
Prochaines étapesLes prochaines phases du projet mené par Propulsion Québec porteront sur l’analyse financière du corridor et sur le développement de modèles d’affaires permettant de soutenir l’implantation d’une telle infrastructure.
Si les résultats se confirment, ce corridor Québec–Toronto pourrait devenir l’un des premiers axes majeurs en Amérique du Nord à permettre le transport routier lourd entièrement électrique sur de longues distances.
Intitulé « PROJET DE CORRDOR DE CAMION 100% ÉLECTRIQUES QUÉBEC-TORONTO (LIEN ICI)», le rapport constitue une première phase d’évaluation visant à déterminer les obstacles à l’électrification du transport lourd et à identifier les besoins en infrastructures. L’étude s’appuie notamment sur des consultations auprès d’acteurs de l’industrie afin de mieux comprendre les exigences du transport électrique longue distance, qu’il s’agisse de conformité réglementaire, de technologies de gestion des flottes ou encore de contrôle des coûts.
Selon les auteurs, les motivations principales pour passer à l’électrique sont la réduction des coûts d’exploitation et la satisfaction des clients. Toutefois, les coûts initiaux élevés et la résistance au changement demeurent les principaux freins à l’adoption.
Un corridor de 827 km à équiper
L’étude s’est penchée sur le corridor routier de 827 kilomètres reliant la ville de Québec à Toronto. Actuellement, la majorité des transporteurs de marchandises utilisent des bornes privées installées dans leurs propres installations.
D’après la base de données de Ressources naturelles Canada, plus de 71 sites de recharge comptant plus de 250 ports sont situés le long ou à proximité de cet axe. Toutefois, aucune de ces installations n’est adaptée aux camions lourds de classes 7 et 8.
Pour combler ce manque, les chercheurs ont identifié sept emplacements potentiels pour des stations de recharge, espacés de 60 à 150 kilomètres afin de garantir un niveau de charge sécuritaire, même par temps froid ou sous forte charge.
Les sites proposés sont :
- Villeroy et Saint-Liboire le long de l’Autoroute 20 au Québec
- Bainsville, Cardinal, Pittsburgh (Kingston), Napanee et Port Hope, le long de l’Autoroute 401 en Ontario
La bonne nouvelle..... Hydor-Québec est DÉJÀ en action à ce chapitre. En effet, sous la responsabilité de Martin Archambault, acteur bien connu du monde des transports électriques, le Circuit électrique a déjà installé des sites réservés au véhicules lourds, et d'autres sont à venir au courant de l'été. Les sites de Villeroy et de Liboire (Ste-Hélène) seront donc en fonction très bientôt assurant une fois de plus la position de chef de fil pour le Québec !
Le choix de ces emplacements tient également compte de la présence de services pour les camionneurs, comme la restauration et les aires de repos.
Autonomie et temps de parcours
Selon le rapport, l’autonomie réelle des camions électriques actuellement disponibles sur le marché varie entre 160 et 300 kilomètres. Avec les arrêts de recharge nécessaires, un camion électrique mettrait environ 12 heures pour parcourir la distance entre Québec et Toronto.
À titre de comparaison, un camion diesel peut effectuer le trajet en environ 9 heures et demie, ce qui représente une augmentation du temps de déplacement de 11 % à 27 % pour les véhicules électriques.
Les technologies de recharge
L’étude indique que les bornes rapides à courant continu (DC) demeurent actuellement la solution la plus réaliste pour la recharge des camions lourds. A cet effet Le Circuit électrique entend déployer la première borne MCS à plus de 1 MW au courant de l'année.
D’autres technologies ont été évaluées, notamment :
- la recharge par induction (sans fil),
- les systèmes caténaires avec lignes aériennes,
- ou encore la recharge par rails conducteurs au sol.
Cependant, ces solutions sont jugées encore trop complexes ou coûteuses à ce stade de développement.
Un potentiel important pour réduire les émissions
En mars 2024, le Québec comptait 5 911 camions électriques de classes 6, 7 et 8, sur une flotte totale d’environ 45 000 véhicules.
La transition vers des camions électriques pourrait jouer un rôle important dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 2021, le secteur des transports a généré 150 mégatonnes d’émissions, soit près du quart des émissions totales du Canada. Le transport de marchandises représentait à lui seul un tiers de ces émissions.
Prochaines étapesLes prochaines phases du projet mené par Propulsion Québec porteront sur l’analyse financière du corridor et sur le développement de modèles d’affaires permettant de soutenir l’implantation d’une telle infrastructure.
Si les résultats se confirment, ce corridor Québec–Toronto pourrait devenir l’un des premiers axes majeurs en Amérique du Nord à permettre le transport routier lourd entièrement électrique sur de longues distances.