Le gouvernement fédéral affirme qu’il a entamé l’examen de sa décision d’imposer des droits de douane de 100 % sur les véhicules électriques chinois.
Le décret initial prévoyait qu’un tel examen devait se tenir dans l’année suivant l’entrée en vigueur des mesures. Or, le ministère des Finances parle désormais d’un processus « informel », sans échéancier ni consultation publique officielle.
Une confusion politique
La question a refait surface le 11 septembre dernier, lorsqu’un journaliste a interrogé le premier ministre Mark Carney sur l’avenir de ces tarifs. Le chef du gouvernement a semblé confondre l’examen des droits de douane avec une autre révision, lancée quelques jours plus tôt, concernant les cibles canadiennes de vente de véhicules électriques.
Après plusieurs demandes de clarification, le cabinet du ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a d’abord soutenu que l’examen n’avait pas encore commencé. Puis, plus récemment, il a confirmé qu’il était bel et bien en cours, de façon officieuse, depuis le début du mois de septembre.
« L’examen a été lancé dans le délai prescrit d’un an et se poursuit », a déclaré l’attaché de presse du ministre, John Fragos, tout en insistant sur le caractère informel du processus.
Pressions divergentes
Le dossier est sensible, à la fois sur le plan économique et diplomatique.
Le premier ministre ontarien Doug Ford a d’ailleurs pressé Ottawa de maintenir sa ligne dure, estimant qu’un recul mettrait en péril les discussions avec Washington sur la protection des chaînes d’approvisionnement nord-américaines.
Relations tendues avec Pékin
Cette révision intervient alors que les relations commerciales entre le Canada et la Chine demeurent délicates. Pékin a récemment imposé de lourds droits de douane sur le canola canadien, une mesure perçue comme une riposte aux surtaxes canadiennes sur les véhicules électriques.
Dans ce contexte, le gouvernement Carney semble vouloir ménager les deux fronts. Plusieurs ministres fédéraux préparent des visites en Chine, et le premier ministre a rencontré son homologue Li Qiang en marge des Nations unies pour discuter, entre autres, de canola et de véhicules électriques.
Pour Chris Davison, président du Conseil canadien du canola, ces signaux d’ouverture sont prometteurs : « Nous avons récemment constaté des signes encourageants de rapprochement entre le Canada et la Chine. Nous reconnaissons qu’il s’agit d’une condition préalable à la résolution des questions tarifaires. »
Une équation politique
Alors que l’examen des droits de douane demeure flou dans sa forme et son calendrier, une certitude s’impose : le gouvernement fédéral marche sur une corde raide entre la protection de son industrie automobile, les pressions de ses partenaires américains, et la nécessité de calmer les tensions commerciales avec Pékin.
Une confusion politique
La question a refait surface le 11 septembre dernier, lorsqu’un journaliste a interrogé le premier ministre Mark Carney sur l’avenir de ces tarifs. Le chef du gouvernement a semblé confondre l’examen des droits de douane avec une autre révision, lancée quelques jours plus tôt, concernant les cibles canadiennes de vente de véhicules électriques.
Après plusieurs demandes de clarification, le cabinet du ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a d’abord soutenu que l’examen n’avait pas encore commencé. Puis, plus récemment, il a confirmé qu’il était bel et bien en cours, de façon officieuse, depuis le début du mois de septembre.
« L’examen a été lancé dans le délai prescrit d’un an et se poursuit », a déclaré l’attaché de presse du ministre, John Fragos, tout en insistant sur le caractère informel du processus.
Pressions divergentes
Le dossier est sensible, à la fois sur le plan économique et diplomatique.
- Les constructeurs automobiles canadiens souhaitent le maintien des droits de douane, qu’ils jugent essentiels pour protéger une industrie déjà fragilisée.
- Les groupes environnementaux, eux, militent pour une réduction ou une abolition des tarifs, afin de favoriser une concurrence accrue et des prix plus bas pour les consommateurs.
Le premier ministre ontarien Doug Ford a d’ailleurs pressé Ottawa de maintenir sa ligne dure, estimant qu’un recul mettrait en péril les discussions avec Washington sur la protection des chaînes d’approvisionnement nord-américaines.
Relations tendues avec Pékin
Cette révision intervient alors que les relations commerciales entre le Canada et la Chine demeurent délicates. Pékin a récemment imposé de lourds droits de douane sur le canola canadien, une mesure perçue comme une riposte aux surtaxes canadiennes sur les véhicules électriques.
Dans ce contexte, le gouvernement Carney semble vouloir ménager les deux fronts. Plusieurs ministres fédéraux préparent des visites en Chine, et le premier ministre a rencontré son homologue Li Qiang en marge des Nations unies pour discuter, entre autres, de canola et de véhicules électriques.
Pour Chris Davison, président du Conseil canadien du canola, ces signaux d’ouverture sont prometteurs : « Nous avons récemment constaté des signes encourageants de rapprochement entre le Canada et la Chine. Nous reconnaissons qu’il s’agit d’une condition préalable à la résolution des questions tarifaires. »
Une équation politique
Alors que l’examen des droits de douane demeure flou dans sa forme et son calendrier, une certitude s’impose : le gouvernement fédéral marche sur une corde raide entre la protection de son industrie automobile, les pressions de ses partenaires américains, et la nécessité de calmer les tensions commerciales avec Pékin.