Contrairement à une idée reçue tenace, les autobus scolaires électriques peuvent bel et bien affronter les rigueurs de l’hiver canadien.
Réalisée par Pollution Probe, Mobility Futures Lab et RFS Energy, l’étude intitulée Electric School Bus Demonstration: An Edmonton Case Study montre que, même par températures extrêmes, l’autobus est resté fiable et efficace.
Une autonomie suffisante malgré le froid
Au total, le véhicule a effectué 298 trajets, la plupart sur un parcours quotidien de 55 km aller-retour. Selon la saison, son autonomie a varié entre 111 km et 228 km par recharge, soit largement plus que la distance requise pour une tournée scolaire typique, même lors des journées les plus froides.
Pour limiter l’impact du chauffage sur la batterie, le bus était équipé d’un chauffage d’appoint au diesel, une solution qui a permis de modérer la hausse de consommation énergétique. Durant les mois scolaires, l’intensité énergétique n’a augmenté que de 12 % entre l’automne et l’hiver (de 0,73 à 0,82 kWh/km). À -30 °C, la hausse maximale observée a été de 58 % par rapport aux journées les plus douces.
Le système de freinage régénératif a quant à lui récupéré en moyenne 20 % de l’énergie dépensée, et les sessions de recharge sont demeurées stables, même en période de grand froid, avec seulement une baisse de performance d’environ 10 %.
Réduction des émissions polluantes
L’étude s’est également intéressée à l’impact environnemental. En comparant un autobus diesel, un autobus électrique avec chauffage au diesel et un autobus électrique avec chauffage électrique, les chercheurs ont constaté des réductions significatives :
Fiabilité et sécurité
Selon Rental Bus Lines, l’opérateur du véhicule à Edmonton, le Lion Type C s’est révélé être le bus le plus fiable de sa flotte. Mis à part un bris mineur de câblage de recharge (réparé en interne) et deux semaines d’arrêt après avoir été frappé par la foudre, l’autobus a démontré une excellente disponibilité.
Néanmoins, la sécurité des autobus scolaires électriques reste un sujet de discussion. Au Québec, plus de 1 200 autobus LionC ont récemment été retirés temporairement de la route après un incendie à Montréal attribué au système de chauffage, et non à la batterie. Après inspection, plusieurs provinces, dont l’Île-du-Prince-Édouard, ont toutefois déclaré leurs véhicules sûrs. Transports Canada poursuit néanmoins ses enquêtes sur trois incidents survenus en un an au pays.
Une transition qui se poursuit
Les résultats de l’expérience d’Edmonton renforcent l’argument en faveur des autobus scolaires électriques, même dans des climats aussi rudes que ceux de l’Alberta. Avec une autonomie suffisante, une fiabilité confirmée et des avantages environnementaux mesurables, l’ASE s’impose de plus en plus comme une solution crédible pour verdir le transport scolaire au Canada.
Une autonomie suffisante malgré le froid
Au total, le véhicule a effectué 298 trajets, la plupart sur un parcours quotidien de 55 km aller-retour. Selon la saison, son autonomie a varié entre 111 km et 228 km par recharge, soit largement plus que la distance requise pour une tournée scolaire typique, même lors des journées les plus froides.
Pour limiter l’impact du chauffage sur la batterie, le bus était équipé d’un chauffage d’appoint au diesel, une solution qui a permis de modérer la hausse de consommation énergétique. Durant les mois scolaires, l’intensité énergétique n’a augmenté que de 12 % entre l’automne et l’hiver (de 0,73 à 0,82 kWh/km). À -30 °C, la hausse maximale observée a été de 58 % par rapport aux journées les plus douces.
Le système de freinage régénératif a quant à lui récupéré en moyenne 20 % de l’énergie dépensée, et les sessions de recharge sont demeurées stables, même en période de grand froid, avec seulement une baisse de performance d’environ 10 %.
Réduction des émissions polluantes
L’étude s’est également intéressée à l’impact environnemental. En comparant un autobus diesel, un autobus électrique avec chauffage au diesel et un autobus électrique avec chauffage électrique, les chercheurs ont constaté des réductions significatives :
- Gaz à effet de serre (GES) : -28 % pour l’ASE avec chauffage au diesel, -38 % pour celui avec chauffage électrique.
- Émissions de NOx : -40 % pour l’ASE avec chauffage au diesel, -49 % pour celui avec chauffage électrique.
Fiabilité et sécurité
Selon Rental Bus Lines, l’opérateur du véhicule à Edmonton, le Lion Type C s’est révélé être le bus le plus fiable de sa flotte. Mis à part un bris mineur de câblage de recharge (réparé en interne) et deux semaines d’arrêt après avoir été frappé par la foudre, l’autobus a démontré une excellente disponibilité.
Néanmoins, la sécurité des autobus scolaires électriques reste un sujet de discussion. Au Québec, plus de 1 200 autobus LionC ont récemment été retirés temporairement de la route après un incendie à Montréal attribué au système de chauffage, et non à la batterie. Après inspection, plusieurs provinces, dont l’Île-du-Prince-Édouard, ont toutefois déclaré leurs véhicules sûrs. Transports Canada poursuit néanmoins ses enquêtes sur trois incidents survenus en un an au pays.
Une transition qui se poursuit
Les résultats de l’expérience d’Edmonton renforcent l’argument en faveur des autobus scolaires électriques, même dans des climats aussi rudes que ceux de l’Alberta. Avec une autonomie suffisante, une fiabilité confirmée et des avantages environnementaux mesurables, l’ASE s’impose de plus en plus comme une solution crédible pour verdir le transport scolaire au Canada.
