Une enquête de Reuters révèle que d'anciens employés de Tesla chargés de former l'intelligence artificielle du FSD ne feraient pas confiance au système pour les conduire.
Elon Musk promet depuis près d'une décennie que le système FSD (Full Self-Driving) de Tesla deviendra pleinement autonome « très bientôt ». Depuis, des accidents mortels ont eu lieu, des centaines de millions de dollars en jugements de poursuites ont été versés, et d'innombrables cycles de promesses ont commencé et terminé sans que la promesse ne se concrétise. Une enquête de Reuters publiée cette semaine vient d'apporter un éclairage particulièrement révélateur sur l'état réel de cette technologie.
L'enquête cite plusieurs anciens employés de Tesla qui travaillaient à l'étiquetage des données d'entraînement pour les efforts d'autonomie de l'entreprise. Sept d'entre eux ont déclaré qu'ils ne feraient pas confiance au logiciel pour les conduire — l'un d'eux affirmant sans détour qu'il ne monterait pas dans une voiture pilotée par FSD « même si on le payait pour ça ». Ces témoignages internes jettent une lumière crue sur l'écart entre les annonces publiques de Tesla et les préoccupations exprimées en coulisses par ceux qui construisent le système.
Le rapport soutient que Tesla aurait présenté son système FSD comme étant sûr en utilisant des données incomplètes ou non comparables, même lorsque des données moins flatteuses, mais plus représentatives de la réalité, étaient disponibles. Pour les néophytes, il est important de comprendre la distinction : le FSD actuel (dit « supervisé ») est un système d'aide à la conduite impressionnant, mais qui requiert toujours l'attention et l'intervention du conducteur — très loin de la conduite entièrement autonome promise.
Sur une note plus positive, les progrès concrets du réseau de recharge rapide aux États-Unis : Rivian, Electrify America et Walmart investissent activement pour améliorer l'expérience des conducteurs. Le journaliste note que la fiabilité des bornes s'est nettement améliorée au point que ses propres expériences de recharge en déplacement ne posent plus de problèmes significatifs — une réalité que la perception publique, encore teintée de méfiance, tarde à reconnaître.